Des gants blancs, des yeux en camembert et une bande-son de vieux dessin animé : Bad Cheese sera offert sur l’Epic Games Store du jeudi 15 octobre à 17h00 au jeudi 22 octobre à 17h00, heure de Paris. Sorti le 1er septembre 2025, ce jeu d’horreur psychologique en vue subjective transpose l’esthétique des cartoons des années 1920 dans une maison où rien ne tourne rond.
Habituellement vendu 11,69 € sur la boutique d’Epic, le titre arrive pile au moment où Halloween s’installe dans les catalogues. Derrière son allure de court-métrage d’époque, que réserve vraiment ce week-end en famille, et comment le garder sans rien payer ?
Comment ajouter Bad Cheese à sa bibliothèque Epic
Bad Cheese fait partie du duo de jeux offerts annoncé le 8 octobre par Epic, aux côtés d’Agent A. La procédure ne change pas d’une semaine à l’autre et ne demande que quelques clics :
- ouvrir la fiche du jeu sur le site de l’Epic Games Store ou dans le lanceur ;
- se connecter à un compte Epic Games, dont la création est gratuite ;
- cliquer sur le bouton d’obtention et confirmer la commande à 0 € ;
- agir entre le 15 octobre à 17h00 et le 22 octobre à 17h00.
Le jeu reste ensuite attaché à votre compte de manière définitive, même une fois l’offre terminée. Mieux vaut vérifier sa configuration avant de lancer le téléchargement, car le titre se montre plus gourmand que son style rétro ne le laisse penser.
Un souriceau seul face à un père imprévisible
Vous incarnez un petit souriceau qui passe le week-end à la maison pendant que sa mère est absente. Resté seul avec un père instable, il doit faire le ménage, retrouver ses jouets et surtout se tenir sage pour que papa ne se fâche pas. Le jeu le résume lui-même d’une formule glaçante, selon laquelle chaque famille cache un cadavre dans le placard, et cette maison en compte beaucoup.

Le récit aborde frontalement le thème d’un enfant perturbé vivant sous le toit d’un père violent, selon la description qu’en donnait son créateur au site Dexerto. Le dessin animé sert ici de masque à un drame familial, et le décalage entre l’innocence du trait et la noirceur du propos nourrit l’essentiel du malaise.
Le quotidien du souriceau se compose de corvées en apparence anodines : ranger, grignoter un en-cas, retrouver un jouet égaré. Chaque tâche mal accomplie fait monter la tension paternelle, et l’exploration de la maison, du salon au sous-sol, révèle peu à peu ce que la famille s’efforce de cacher.
Dix sections et des outils de cartoon détournés
Le gameplay mêle exploration, sursauts et phases de tir en vue subjective. L’aventure se découpe en dix sections, chacune dotée de son propre outil et de ses activités, à l’image d’un canon à chaussettes ou d’un pistolet à pommes de terre qui tire des frites.

Le style graphique, dessiné à la main avec un grain de pellicule 16 mm, évoque les premiers cartoons à personnages en caoutchouc de l’entre-deux-guerres. Le site Dexerto y voyait aussi une ambiance un peu à la BioShock, ainsi qu’un clin d’œil à The Binding of Isaac qui permet d’utiliser des larmes comme arme.
Cette signature visuelle a pourtant un coût matériel plus élevé qu’on ne l’imagine, comme le montrent les exigences publiées sur la fiche Steam du jeu. Les machines les plus anciennes risquent de peiner sur ce faux film d’archives.
La configuration minimale à prévoir
Malgré ses apparences de vieux film, Bad Cheese repose sur un moteur 3D moderne. Les besoins matériels dépassent ceux d’un petit jeu indépendant, avec plusieurs points à contrôler avant de l’installer :
- Windows 10 comme système d’exploitation minimal ;
- un processeur Intel Core i3 ;
- 8 Go de mémoire vive ;
- une carte graphique de la classe NVIDIA GeForce GTX 1660 ;
- 5 Go d’espace disque disponible.
Le jeu est par ailleurs intégralement sous-titré en français, ce qui facilite la compréhension des nombreuses consignes paternelles. L’accueil réservé à ce mélange singulier a d’ailleurs dépassé les attentes.
Un pari rentabilisé en cinq jours
Bad Cheese est le projet solo de Simon Lukasik, déjà passé par Bulb Boy, et publié par l’éditeur polonais Feardemic, spécialisé dans les productions horrifiques indépendantes. Selon le site ixbt.games, le jeu a remboursé ses coûts de production et de marketing en cinq jours, malgré une sortie à quelques jours de celle de Hollow Knight : Silksong. Son créateur avait pourtant conscience du risque que représentait son choix artistique.
Le problème le plus courant quand on choisit ce style, c’est que les gens y voient une façon facile de faire de l’argent.
Simon Lukasik, développeur de Bad Cheese, interrogé par Dexerto, 23 juin 2025
Les joueurs se montrent plus partagés que pour d’autres jeux offerts récemment. Sur Steam, Bad Cheese affiche 488 évaluations positives sur 690, soit environ 71 %, ce qui lui vaut la mention Plutôt positives. Le score reste honorable pour un projet aussi singulier, porté par un seul développeur.
Cette réception contrastée fait de l’offre une occasion idéale de se forger son propre avis sans risque, puisqu’il suffit de le réclamer pendant la semaine de l’offre pour le garder.
L’horreur cartoon, un filon qui ne s’épuise pas
Le détournement des mascottes et des dessins animés en cauchemars n’a rien de nouveau sur PC, comme l’a encore rappelé l’épisode rétro de la saga des animatroniques, offert début octobre. Bad Cheese se distingue par son ancrage dans le drame familial, là où la plupart de ses voisins misent sur la course-poursuite et le sursaut. Sous les gants blancs et les sourires figés, c’est la peur d’un enfant face à l’adulte censé le protéger qui fait office de véritable monstre.
Sa gratuité tombe aussi juste après celle d’une autre aventure d’horreur à énigmes, disponible sur la même boutique jusqu’au 15 octobre. Avec deux titres horrifiques offerts en deux semaines, Epic installe un rendez-vous d’automne pour les amateurs de frissons, et la question devient celle de la place que ces petites productions sauront garder une fois la saison des citrouilles passée.

