Le principe tient en une phrase : une prison spatiale, une navette sur le toit et des centaines de détenus entre vous et la liberté. À partir du 29 octobre 2026, les abonnés Prime pourront tenter l’évasion sans débourser un centime de plus, puisque KIBORG rejoint la sélection gratuite d’Amazon, à récupérer sur l’application Amazon Games.
Développé et édité par le studio indépendant Sobaka Studio, ce beat’em up mâtiné de rogue-lite mise sur des combats brutaux et des implants cybernétiques à changer à chaque partie. Vendu 24,50 € sur Steam, il clôt la liste des dix jeux PC offerts aux membres Prime en octobre. Comment le récupérer, et que propose ce défouloir à ceux qui aiment recommencer encore et encore ?
Un jeu à réclamer le 29 octobre sur l’application Amazon Games
Il faudra patienter jusqu’à la dernière vague du mois pour mettre la main dessus. Quatre conditions encadrent cette offre, qui passe par la page des jeux offerts de Prime Gaming, désormais rattachée à Amazon Luna.
- Le jeu concerné : KIBORG, développé et autoédité par Sobaka Studio ;
- Le mode de distribution : une licence liée au compte Amazon, à installer depuis l’application Amazon Games pour Windows ;
- La date d’ouverture : le jeudi 29 octobre 2026, le même jour que Trash Goblin, proposé en clé Epic Games Store ;
- La condition d’accès : un abonnement Amazon Prime actif au moment de cliquer sur le bouton de réclamation.
Comme souvent, Amazon n’a pas encore indiqué de date limite. Les jeux distribués par l’application maison ne sont pas une nouveauté : le jeu de construction de colonie flottante offert fin août passait déjà par ce canal, sans clé à activer sur une boutique tierce.
Une peine de 1 300 ans et un seul ticket de sortie
Dans un futur où même la mort ne libère plus personne, le héros purge une peine de 1 300 ans sur une planète-prison lointaine pour des crimes qu’il n’a pas commis. Les détenus qui meurent sont reconstruits pour retourner à leur peine, et le seul espoir de sortie porte un nom : Le Dernier Ticket, un jeu télévisé aussi populaire que sanglant.
Les règles sont simples. Une navette attend sur le toit de la prison, et celui qui parvient à l’atteindre à temps en se frayant un chemin à travers des hordes de détenus déchaînés retrouve sa liberté. Chaque échec renvoie le candidat au point de départ, pour une nouvelle tentative.
Des implants à greffer sur chaque partie du corps
Le cœur de KIBORG tient dans sa personnalisation. Tête, torse, bras, jambes, cœur et colonne vertébrale peuvent être remplacés par des ensembles d’implants cybernétiques, chacun modifiant le style de jeu, et la fiche Steam promet des centaines d’augmentations et des dizaines de mutations à combiner.

Les combats démarrent au corps-à-corps, avant que les armes à feu, du pistolet au fusil d’assaut, ne viennent compléter l’arsenal. D’après Gematsu, l’esquive et la parade au bon moment sont centrales, l’énergie est une ressource limitée, et la monnaie gagnée à chaque tentative finance des déblocages permanents qui rendent la partie suivante un peu moins rude.
Le jeu ne fait pas dans la retenue : membres tranchés, têtes qui explosent et cœurs cybernétiques arrachés font partie du spectacle. Cette violence assumée, qui rappelle les beat’em up d’arcade, se partage aussi en coopération locale sur écran partagé ou à distance via Remote Play Together.

Un pari de l’autoédition plutôt réussi
KIBORG est sorti le 30 avril 2025 sur PC, PlayStation et Xbox, avant une version Nintendo Switch annoncée pour le 9 décembre 2025. Sur Steam, les joueurs lui réservent un accueil « Très positif », avec 1 217 évaluations favorables sur 1 439, soit environ 85 %.
Sobaka Studio a choisi de publier le jeu seul, sans éditeur, tout en signant des accords de distribution avec plus de cinq partenaires, selon le bilan dressé par son directeur sur le site spécialisé WN Hub. Une stratégie qui laisse au studio la main sur ses mises à jour, ses promotions et ses futurs contenus additionnels.
La sortie de KIBORG représente sans aucun doute un saut vers un nouveau niveau pour nous.
Dmitry Kachkov, directeur de Sobaka Studio, dans le bilan de l’année 2025 accordé à WN Hub et publié le 8 janvier 2026
Ce succès explique sans doute la présence du jeu dans le programme d’Amazon, qui lui offre une exposition auprès de millions d’abonnés Prime à travers le monde, bien au-delà de son public d’origine.
Une configuration raisonnable et des textes en français
Pour jouer dans de bonnes conditions, la fiche Steam réclame Windows 10 en 64 bits, un Intel Core i5-3470 ou un AMD FX-8350, 4 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 660 dotée de 2 Go, ou une Radeon RX 550. Il faut prévoir 20 Go d’espace disque.
Les textes et l’interface sont traduits en français, parmi douze langues proposées, tandis que les voix sont disponibles en anglais, en russe et en turc. Le studio recommande l’usage d’une manette, pleinement prise en charge, pour enchaîner esquives et combos avec précision.
La fin d’un mois d’octobre riche pour les abonnés Prime
Avec KIBORG et le jeu de nettoyage de bibelots du studio Spilt Milk, la dernière vague d’octobre mêle deux registres opposés, entre défouloir sanglant et détente minutieuse. Une façon pour Amazon d’élargir le profil des joueurs attirés par son offre.
Pour les amateurs de rogue-lite, habitués à des références comme la suite du hit de Supergiant Games, ce don sera l’occasion de juger si la formule de Sobaka Studio tient la distance. Le studio continue de faire vivre le jeu, et la question de savoir combien de détenus atteindront la navette reste, elle, entièrement entre les mains des joueurs.

