Final Fantasy VII Remake Intergrade à -75% (9,99€) sur Steam

Les soldes Square Enix du Tokyo Game Show ont ouvert leurs portes sur Steam, et le premier volet du remake de Final Fantasy VII y touche enfin son plancher. Le jeu passe de 39,99 € à 9,99 €, soit une remise de 75 %, jusqu’au 1er octobre. La version PC n’était jamais descendue aussi bas sur la boutique de Valve.

Sorti sur Steam le 17 juin 2022, deux ans après la version console, Final Fantasy VII Remake Intergrade est une réinterprétation du classique de 1997 conçue par une partie de l’équipe d’origine. Le combat y mêle action temps réel et commandes tactiques, et le récit se resserre sur la seule ville de Midgar là où l’original en faisait une introduction de quelques heures.

L’opération tombe à un moment particulier pour la série, puisque le troisième et dernier épisode de la trilogie a désormais une date. Le premier volet devient donc le point d’entrée le moins cher d’un ensemble que Square Enix referme au printemps 2027. Que contient exactement cette édition, et le prix justifie-t-il de s’y mettre maintenant ?

Ce que couvre l’offre Square Enix jusqu’au 1er octobre

La remise s’inscrit dans une opération plus large consacrée à l’éditeur japonais sur Steam. Cinq éléments définissent cette offre et méritent d’être posés avant tout achat.

  • Le prix affiché : 9,99 € au lieu de 39,99 €, soit une remise de 75 % ;
  • La boutique concernée : Steam, en version PC Windows uniquement ;
  • La fin de l’opération : le 1er octobre 2026 ;
  • Le contenu inclus : le jeu principal et l’épisode bonus consacré à Yuffie Kisaragi ;
  • La langue : textes et doublage intégral en français, aux côtés de l’anglais et du japonais.

L’édition Intergrade n’est pas une simple version PC du jeu de 2020. Elle rassemble le titre de base et l’épisode intitulé INTERmission, deux chapitres qui se déroulent en parallèle de l’histoire principale et suivent une ninja de Wutai infiltrée à Midgar. Cet épisode se vendait à part sur PlayStation, ce qui n’est pas le cas ici.

Le catalogue en promotion dépasse largement ce seul titre, avec plus de 250 références remisées chez l’éditeur. Le deuxième volet de la trilogie y figure également, à un tarif qui reste supérieur.

Un remake qui tient entièrement dans Midgar

Le scénario reprend l’ouverture du jeu de 1997. Cloud Strife, ancien soldat d’élite devenu mercenaire, accompagne le groupe écoterroriste Avalanche dans la destruction d’un réacteur de la compagnie Shinra, qui pompe l’énergie vitale de la planète. L’explosion plonge la mégalopole dans le chaos et ramène au premier plan un ennemi que Cloud croyait mort.

Le parti pris du studio a fait débat à l’annonce. Les quelques heures passées à Midgar dans l’original deviennent ici une campagne complète, avec des quartiers entiers modélisés, des personnages secondaires développés et des séquences qui n’existaient que sous forme d’ellipses. Le jeu compte 63 succès Steam, un volume qui donne la mesure de cet étirement.

Portrait en gros plan de Cloud Strife, épée dans le dos, dans une ruelle bleutée de Midgar
Le premier volet du remake se déroule entièrement à Midgar, la mégalopole de la Shinra. Visuel officiel diffusé par Square Enix sur la fiche Steam.

Le système de combat est le point qui a le mieux vieilli. Chaque personnage se déplace et frappe en temps réel, puis une jauge se remplit et ouvre un menu ralenti où l’on dépense des points en sorts, en objets ou en capacités. Les deux écoles cohabitent sans que l’une écrase l’autre, ce qui explique la présence du jeu sur les machines portables autant que sur les configurations de salon.

La progression reste linéaire, découpée en dix-huit chapitres rejouables individuellement une fois terminés. Le mode difficile se débloque après un premier parcours et interdit l’usage des objets, ce qui transforme la gestion des matérias en véritable exercice de préparation.

Une réception publique solide, un débat sur le découpage

Les joueurs ont tranché depuis longtemps sur la version PC. Le jeu totalise 52 745 évaluations sur Steam, dont 45 718 positives, soit près de 87 % d’avis favorables et une mention très positives.

La note de la presse reste un cran en dessous, autour de 79 sur Metacritic pour la version PC, avec des reproches récurrents sur le portage initial et sur les options graphiques limitées à la sortie. Le découpage en trois jeux, lui, a divisé bien au-delà des colonnes de tests, certains y voyant une rançon commerciale et d’autres la seule façon de traiter l’original sans le tronquer.

La trilogie se referme le 8 avril 2027

Final Fantasy VII Revelation, troisième et dernier épisode, a été annoncé au Summer Game Fest en juin dernier et sortira le 8 avril 2027 sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2. Son directeur a promis une fin sans cliffhanger, rompant avec la structure des deux premiers volets.

La fiche Steam du premier épisode mentionne désormais une édition regroupant les trois jeux, signe que l’éditeur prépare déjà l’après. Acheter Intergrade maintenant revient à prendre le premier tiers d’un ensemble dont le prix complet, une fois le troisième volet sorti, sera d’un tout autre ordre.

Square Enix ne cache pas son intention de faire durer cette licence bien au-delà de la trilogie, et l’a dit publiquement le mois dernier lors d’un panel au PAX West.

Nous voulons en faire une œuvre qui créera de nouveaux fans dans vingt, voire trente ans, dépasser le statut de classique du passé et en faire une licence à l’avenir en perpétuelle évolution.

Naoki Hamaguchi, directeur de la trilogie Final Fantasy VII Remake, panel du PAX West rapporté par PC Gamer le 7 septembre 2026

Cent gigaoctets et une machine de 2013

La barrière d’entrée technique est plus basse qu’on ne l’imagine pour un jeu de cette envergure. En minimum, l’éditeur réclame un Core i5-3330 ou un FX-8350, 8 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 780 dotée de 3 Go, sous Windows 10 en 64 bits avec DirectX 12.

La configuration recommandée monte à un Core i7-3770 ou un Ryzen 3 3100, 12 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 1080 de 8 Go, pour viser le 1440p. Le véritable obstacle se situe ailleurs : 100 Go d’espace disque sont réclamés, un volume qui pèse lourd sur un SSD déjà encombré.

Le prix d’entrée d’une saga qui en compte trois

Le calcul se pose différemment selon le point de départ. Pour qui n’a jamais touché à la série, dix euros donnent accès au jeu principal et à son épisode bonus, soit le tarif d’un indépendant de taille moyenne pour une production à gros budget.

Pour les autres, la question devient celle du rythme. Les deux premiers volets réunis pendant cette opération reviennent à moins de vingt-cinq euros, contre le prix fort du troisième dans un peu plus de six mois. Square Enix orchestre ces baisses avec une régularité qui n’a rien d’improvisé, entre les soldes saisonnières de Steam et ses premières soldes JRPG sur GOG.

Reste le paradoxe d’une remise qui arrive pile au moment où l’éditeur a le plus intérêt à recruter. Un jeu à 9,99 € se lance sans hésiter, et c’est exactement ce que vise l’opération à six mois de la sortie d’un épisode vendu au prix fort. Le vrai coût de cette porte d’entrée se mesurera en avril 2027.

Télécharger le jeu en promo

Donnez votre avis

Soyez le 1er à noter cet article
ou bien laissez un avis détaillé


Vous aimez cet article ? Partagez !

Réagissez à cet article