Conarium gratuit sur Prime Gaming

La deuxième vague d’octobre de Prime Gaming fait la part belle à l’épouvante. Dès le jeudi 8 octobre 2026, les abonnés Amazon Prime pourront réclamer un code GOG de Conarium, un jeu d’horreur lovecraftien sorti sur PC en 2017, aux côtés de WarBreeds, proposé le même jour.

Conarium appartient à la famille des jeux d’aventure à la première personne où l’on explore, lit et résout des énigmes plutôt que de combattre. Son point de départ littéraire est assumé, puisqu’il prolonge la nouvelle Les Montagnes hallucinées de H. P. Lovecraft, publiée en 1936. Que trouve-t-on au fond de cette base antarctique, et comment récupérer le jeu ?

Un code GOG à récupérer dès le 8 octobre

L’offre passe par la page des jeux offerts de Prime Gaming, désormais intégrée à Amazon Luna. Quatre éléments résument son fonctionnement pour les joueurs sur PC.

  • Le jeu concerné : Conarium, crédité à Stormling Studios et édité par Iceberg Interactive ;
  • La clé délivrée : un code à saisir sur GOG.com, sans DRM, où le jeu rejoint définitivement la bibliothèque du compte ;
  • La date d’ouverture : le jeudi 8 octobre 2026, deuxième des cinq vagues hebdomadaires annoncées pour le mois ;
  • La condition d’accès : un abonnement Amazon Prime actif au moment de la réclamation du code.

Amazon n’a pas encore publié la date limite de réclamation de cette vague. Le premier code GOG du mois, celui de la version de 2016 du célèbre jeu de tir d’id Software, reste disponible jusqu’au 4 novembre, ce qui laisse espérer une fenêtre comparable.

Une suite officieuse aux Montagnes hallucinées

Dans la nouvelle de Lovecraft, une expédition universitaire découvre en Antarctique les ruines d’une cité bâtie par des êtres antérieurs à l’humanité. Conarium choisit de se dérouler en majeure partie après les événements du récit d’origine, comme le précise sa fiche Steam, plutôt que de le rejouer scène par scène.

Publié en 1936 dans le magazine américain Astounding Stories, le texte original est raconté par William Dyer, un géologue de l’université Miskatonic revenu traumatisé de l’expédition. Son récit se veut un avertissement adressé aux futurs explorateurs, et cet appel à ne pas retourner sur place sert de toile de fond aux découvertes de Conarium.

Le joueur incarne Frank Gilman, l’un des quatre scientifiques d’une expédition qui tente de repousser les limites que l’on croyait absolues de la nature. Il se réveille seul dans la base d’Upuaut, près du pôle Sud, devant un étrange appareil qui projette des motifs lumineux sur les murs.

Couloir sombre d'une base de recherche aux portes métalliques, avec des réfrigérateurs ouverts dégageant une lueur bleue
Capture officielle de Conarium publiée par Iceberg Interactive sur la fiche Steam : la base d’Upuaut, où Frank Gilman se réveille seul.

Le jeu est ensuite arrivé sur PlayStation 4 et Xbox One le 12 février 2019, puis sur Nintendo Switch. Sur PC, il conserve une note de 71 sur 100 sur Metacritic, un score honorable pour une production indépendante au budget limité.

Explorer, lire et éviter l’indicible

La base est déserte, et Gilman ne garde que des bribes de souvenirs. Il comprend peu à peu qu’il est mort pendant l’expédition, puis revenu à la vie, subtilement changé par l’usage de l’appareil. L’exploration alterne entre les couloirs de la station, les rêves et les visions du personnage.

Bande-annonce de lancement de Conarium publiée par Iceberg Interactive sur sa chaîne officielle.

Le cœur du jeu tient dans l’étude des indices. Notes, journaux et mécanismes anciens se combinent pour débloquer les secrets de la base et de ses profondeurs, tandis que des présences macabres imposent de rester sur ses gardes. Le jeu ne propose aucune arme : l’unique option face au danger reste la fuite.

Disque de pierre gravé de symboles circulaires lumineux dans un paysage brumeux entouré de monolithes sculptés
Capture officielle de Conarium publiée par Iceberg Interactive sur la fiche Steam : d’anciens mécanismes gardent les secrets des profondeurs.

Une épouvante qui suggère plus qu’elle ne montre

Conarium mise sur l’atmosphère et la peur de l’inconnu plutôt que sur les sursauts. Cette approche colle à l’esprit de l’écrivain de Providence, pour qui l’horreur naît de ce que l’esprit humain ne peut concevoir, bien plus que d’un monstre surgissant d’un placard.

L’émotion la plus ancienne et la plus forte de l’humanité est la peur, et la forme de peur la plus ancienne et la plus forte est la peur de l’inconnu.

H. P. Lovecraft, en ouverture de son essai Supernatural Horror in Literature, publié en 1927 dans la revue The Recluse

Les joueurs semblent avoir adhéré à cette ligne. Sur Steam, le jeu cumule 2 285 évaluations, dont 1 759 positives, soit environ 77 % de recommandations et une mention plutôt positive. Le jeu y est vendu 19,50 € hors promotion.

Le jeu s’inscrit dans une vague d’adaptations lovecraftiennes qui a marqué la fin des années 2010. Call of Cthulhu, de Cyanide, est sorti en 2018, puis The Sinking City, de Frogwares, en 2019, et Conarium a précédé ces productions plus coûteuses avec une approche plus intimiste, centrée sur un seul personnage et un seul lieu.

Un jeu léger pour les PC modestes

La configuration minimale reflète l’âge du jeu. Selon la fiche Steam, il faut Windows 7 en 64 bits, un Intel Core i3-4160, 6 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 480 ou une Radeon HD 5850, pour 8 Go d’espace disque. La plupart des ordinateurs portables récents dépassent largement ces exigences.

Les textes et l’interface sont traduits en français, tandis que les voix restent en anglais. Dix langues sont disponibles au total, et l’aventure se boucle en quelques soirées, ce qui en fait un candidat idéal pour les longues nuits d’automne.

Le passage par GOG.com présente un avantage concret : la version proposée est dépourvue de DRM. Une fois le code activé, l’installateur peut être téléchargé et conservé hors ligne, sans dépendre d’un lanceur, ce qui garantit l’accès au jeu sur le long terme.

Octobre, le mois de l’épouvante chez Amazon

Le choix de Conarium n’a rien d’isolé. Amazon a ouvert le mois avec un spin-off en pixel art de la série d’horreur aux animatroniques, et Ad Infinitum, un jeu d’horreur psychologique situé pendant la Grande Guerre, suivra le 22 octobre. Halloween approche, et les catalogues s’adaptent.

L’héritage de Lovecraft, entré dans le domaine public, continue d’irriguer le jeu vidéo indépendant, de la jungle maudite d’un récent jeu coopératif aux stations polaires de Conarium. Distribuer gratuitement ce type de titre, c’est aussi offrir une seconde chance à des jeux de niche passés sous les radars à leur sortie, et rappeler qu’un budget modeste n’empêche pas une ambiance réussie.

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