Les soirées d’octobre se prêtent aux jeux qui font sursauter, et Steam vient de rendre l’un d’eux presque gratuit. The Outlast Trials, le jeu d’horreur coopératif du studio montréalais Red Barrels, passe de 38,99 € à 3,89 € sur la boutique de Valve, soit une remise de 90 %, jusqu’au jeudi 8 octobre à 19h00, heure de Paris.
Le principe tient en une phrase : des cobayes enlevés par une corporation sans scrupules doivent survivre à des expériences de contrôle mental, seuls ou à plusieurs. Après deux épisodes strictement solo, la série a pris un virage vers le jeu en équipe qui n’allait pas de soi. Que vaut cette version à moins de quatre euros, et à qui s’adresse-t-elle vraiment ?
Une remise de 90 % jusqu’au 8 octobre
L’offre est valable sur la fiche Steam française du jeu, sans code ni condition particulière. Quatre informations suffisent pour en profiter au bon moment.
- Le prix remisé : 3,89 € au lieu de 38,99 €, soit 35,10 € d’économie ;
- La date de fin : le jeudi 8 octobre 2026 à 19h00, heure de Paris ;
- Le contenu : le jeu de base, dans sa version 1.0 sortie le 5 mars 2024 ;
- La condition technique : une connexion internet haut débit, exigée par la configuration minimale, même pour jouer seul.
La remise s’inscrit dans une vague de promotions qui touche une bonne partie du catalogue de Steam jusqu’à la même date. Peu de jeux d’horreur récents descendent aussi bas, et la comparaison avec un autre jeu d’épouvante bradé à -90 % en septembre montre que le genre se prête bien à ces opérations éclair.
Des cobayes de la guerre froide
L’histoire se déroule pendant la guerre froide, dans les installations de la Murkoff Corporation, l’entreprise qui hante toute la série. Ses chercheurs y testent sur des volontaires forcés des méthodes avancées de lavage de cerveau, au nom du progrès, de la science et du profit, selon le synopsis officiel publié sur Steam.

Le joueur incarne l’un de ces prisonniers. Pour retrouver la liberté, il doit achever la thérapie imposée par Murkoff, découpée en épreuves scénarisées, les Trials, et en défis plus courts baptisés MK-Challenges. Chaque épreuve impose des tâches dérangeantes avant d’autoriser la sortie, dans des décors reconstitués de toutes pièces par la corporation.
Entre deux sessions, le cobaye regagne sa cellule, que l’on peut décorer à sa guise. Cette boucle de progression rapproche le jeu des titres à service continu, avec des saisons et des événements limités dans le temps.
Seul ou jusqu’à quatre joueurs
La grande nouveauté par rapport à Outlast, sorti en 2013, et à Outlast 2, paru en 2017, tient à la coopération. Les épreuves se jouent en solo ou en équipe de deux, trois ou quatre joueurs, sans que l’entraide soit jamais obligatoire pour remplir les objectifs principaux.
Le cœur du gameplay reste fidèle à la série : éviter les ennemis, se cacher et fuir. Murkoff fournit pourtant des outils qui changent la donne, à débloquer et à améliorer au fil des parties. Ils permettent d’étourdir ou d’aveugler un poursuivant, de voir à travers les murs ou de soigner les joueurs proches.
À plusieurs, la peur change de nature. Les cris dans le micro et les fuites désordonnées remplacent la solitude oppressante des épisodes précédents, sans que la violence graphique soit atténuée pour autant.
Faire croire que le monde peut blesser
Red Barrels n’a jamais caché sa méthode. Le studio mise sur la vulnérabilité du joueur, privé d’armes et contraint à la fuite, plutôt que sur la confrontation. Son cofondateur résume cette philosophie en une formule.
Il suffit de leur faire croire que ce monde est réel, et que ce monde peut leur faire du mal.
Philippe Morin, cofondateur de Red Barrels, dans un entretien accordé à PC Gamer publié le 25 mars 2025
Le public a suivi. La fiche Steam du jeu affiche plus de 113 000 évaluations d’utilisateurs, dont 92 % de recommandations positives, un score rare pour un jeu aussi éprouvant. Le studio montréalais avait déjà marqué le genre avec les jeux d’horreur en vue subjective sans armes que ses deux premiers Outlast ont popularisés.

Ce qu’il faut pour le faire tourner
Les exigences restent raisonnables pour un jeu sous moteur moderne. La configuration minimale demande Windows 10, un Intel Core i7-3770 ou un AMD Ryzen 5 1400, 8 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 650 Ti ou une Radeon R7 360 de 2 Go. Red Barrels précise que ce profil vise du 720p à 30 images par seconde, sans ray tracing.
Il faut prévoir 40 Go d’espace disque et une connexion stable. Le jeu est entièrement doublé en français, une attention appréciable de la part d’un studio québécois, et la manette est prise en charge, y compris les modèles DualShock 4 et DualSense.
Une porte d’entrée vers la série
À ce tarif, la question n’est plus de savoir si le jeu vaut son prix, mais s’il correspond à ce que l’on attend de l’horreur. Ceux qui ont aimé la tension solitaire des deux premiers épisodes trouveront ici un rythme différent, plus proche d’une partie entre amis que d’un récit linéaire. Le solo reste possible, mais le jeu prend sa pleine mesure à plusieurs.
Le jeu a d’ailleurs beaucoup changé depuis ses débuts. Lancé en accès anticipé en mai 2023, il a atteint sa version 1.0 en mars 2024 et s’enrichit depuis au rythme de saisons successives, avec de nouvelles épreuves, de nouveaux ennemis et des événements temporaires. Un joueur qui l’aurait essayé à ses débuts découvrirait aujourd’hui un contenu nettement plus fourni, et un rythme d’ajouts que les deux premiers Outlast, vendus comme des expériences closes, n’avaient jamais connu.
Le contexte joue aussi. Red Barrels a confirmé travailler sur d’autres projets, et la base de joueurs de The Outlast Trials conditionne l’avenir de ses saisons. Une promotion de cette ampleur élargit mécaniquement cette communauté avant Halloween, au moment où les serveurs se remplissent et où les groupes se forment le plus facilement. Le 8 octobre au soir, le prix remontera à 38,99 €.

