Rival Stars Horse Racing : Desktop Edition gratuit sur Epic Games Store

Les jeux de chevaux corrects sont assez rares sur PC pour qu’une distribution gratuite mérite un signalement. Rival Stars Horse Racing : Desktop Edition combine une simulation d’élevage, une gestion de ranch et des courses jouables manette en main, le tout dans une production néo-zélandaise sortie initialement le 24 juin 2020. Le titre rejoindra le catalogue gratuit de l’Epic Games Store à partir du 27 août, contre 22,39 € en temps normal.

Le jeu arrive sur la boutique après un long parcours commencé sur mobile, puis passé par Steam et par les consoles. Cette édition bureau reprend l’ensemble des modes, du mode histoire au multijoueur en ligne, sans microtransactions. Reste une question que se posent souvent les joueurs devant ce genre de portage : un jeu conçu pour le tactile tient-il la comparaison une fois installé sur un ordinateur ?

Une semaine offerte à partir du 27 août

La fenêtre s’ouvrira le jeudi 27 août 2026 à 17h00, heure de Paris, et se refermera le jeudi 3 septembre à la même heure. C’est le rythme hebdomadaire habituel de la boutique, qui bascule ses gratuités en fin d’après-midi. Le jeu réclamé pendant cette période reste acquis définitivement, même si vous ne l’installez jamais.

La fiche produit affiche déjà la mention bientôt disponible, avec la date du 27 août et le prix de référence de 22,39 €. Le titre remplacera le jeu de cartes encore offert cette semaine, dans la même mécanique de rotation. Un compte Epic reste obligatoire pour récupérer puis lancer le jeu, y compris hors ligne.

La boutique référence 37 succès pour cette édition, ce qui donne une idée de la profondeur du contenu proposé. Le classement ESRB retenu est Teen, avec une mention explicite de paris simulés, puisque le jeu permet de miser de la monnaie virtuelle sur les courses auxquelles vous ne participez pas. Ce détail mérite d’être connu des parents qui installeraient le titre pour un jeune joueur.

Un ranch familial à remettre sur pied

Le point de départ est classique : vous héritez d’un haras à l’abandon et devez lui rendre son prestige. Entre deux courses, la partie se joue en gestion, avec des installations à améliorer, des revenus à collecter, des poulains à nourrir et des chevaux à entraîner. Les chevaux progressent jusqu’au grade 10 et au niveau 50, ce qui étale la progression sur des dizaines d’heures.

Jaquette officielle de Rival Stars Horse Racing : Desktop Edition, une cavalière au galop sur un chemin ensoleillé
Jaquette officielle du jeu. Source : Epic Games Store / PikPok.

Les courses, elles, se pilotent réellement : direction, freinage et gestion d’une jauge de sprint segment par segment, avec des préférences de terrain et de distance propres à chaque monture. Le reste du programme comprend un mode cross avec classement mondial, un éditeur de chevaux baptisé Creation Hub, un mode photo et des balades libres jusque dans les Alpes suisses. L’élevage repose sur un système génétique qui transmet marquages, robes approximatives et préférences de piste.

Un portage mobile assumé jusque dans ses temps d’attente

L’histoire du jeu explique une bonne partie de sa structure. Il est d’abord sorti sur Android en 2018 puis sur iOS en 2019, en version gratuite financée par les achats intégrés, avant cette déclinaison bureau vendue au prix fort. Une variante console a même circulé sous le nom de Phar Lap Horse Racing Challenge. La version PC supprime les achats intégrés mais conserve les compteurs de temps réel.

Les jeux centrés sur le cheval qui offrent une vraie quantité de contenu solo, un haut degré de finition et des modèles et animations de chevaux de qualité sont si rares que Rival Stars s’impose sans conteste comme l’une des meilleures expériences du genre sur ordinateur.

Alice Ruppert, test de Rival Stars Horse Racing : Desktop Edition publié le 21 juin 2020 sur The Mane Quest

Ces compteurs restent le principal héritage discutable du modèle d’origine. D’après ce même test, un poulinage demandait une dizaine de minutes selon le grade, les revenus du domaine tombaient toutes les cinq minutes et les poulains se nourrissaient toutes les deux à trois minutes pour un bonus de statistiques. Ces attentes se raccourcissent avec la monnaie du jeu, gagnée en course et non achetée.

Le reproche pesait davantage quand le titre était affiché autour de 40 dollars à son lancement sur PC. Avec une distribution gratuite, l’arbitrage change de nature, puisque le joueur n’avance plus d’argent pour évaluer si ce rythme lui convient. La comparaison s’impose d’ailleurs avec la simulation de parc à dinosaures, autre jeu de gestion dont la valeur perçue dépend surtout du prix payé.

Une configuration accessible mais pas minimale

Malgré ses origines mobiles, le jeu ne vise pas les machines les plus modestes. Voici ce que réclame la fiche technique publiée par la boutique pour la version Windows :

ComposantMinimumRecommandé
SystèmeWindows 10 64 bitsWindows 11 64 bits
ProcesseurCore i5Core i5
Mémoire vive4 Go8 Go
Carte graphiqueIntel HD 4000GeForce GTX 1060 ou Radeon RX 480
DirectXVersion 11Version 12

L’écart entre les deux colonnes se concentre sur la partie graphique, avec un saut d’un circuit intégré Intel à une carte dédiée disposant de 3 Go de mémoire vidéo. Le stockage reste fixé à 7 Go dans les deux cas, et une manette est mentionnée comme périphérique d’entrée supplémentaire.

Les points à vérifier avant de réclamer le jeu

Quelques éléments de la fiche méritent un regard avant le 27 août, notamment si vous jouez sur Mac ou si la langue vous importe :

  • deux systèmes sont pris en charge, Windows et macOS, l’éditeur signalant que la version macOS n’affiche pas l’herbe en haute définition ;
  • les textes sont traduits en français, mais le doublage existe uniquement en anglais ;
  • le jeu combine une campagne solo et des courses en ligne, avec sauvegardes dans le cloud et prise en charge de la manette ;
  • les paris se font en monnaie virtuelle, ce qui vaut au titre sa mention de jeu d’argent simulé.

La liste des fonctionnalités mentionne aussi un volet compétitif, avec des classements mondiaux sur le mode cross. Les circuits sont inspirés d’hippodromes réels répartis sur plusieurs continents, sans licence officielle affichée sur la fiche.

Rien n’oblige à installer le jeu le jour où vous le réclamez, et c’est probablement la meilleure façon d’aborder ce genre d’offre. La bibliothèque Epic conserve le titre indéfiniment, ce qui laisse tout loisir d’y revenir un dimanche pluvieux.

Ce que la gratuité change pour un genre de niche

Le jeu équestre reste un segment mal servi sur ordinateur, longtemps abandonné aux productions à petit budget et aux animations approximatives. Une distribution massive comme celle-ci met un titre soigné entre les mains de joueurs qui n’auraient jamais cliqué sur cette catégorie. C’est probablement l’effet le plus intéressant de ces jeudis, bien davantage que l’économie réalisée sur le prix d’achat.

La boutique y trouve évidemment son compte, en entretenant une habitude de passage hebdomadaire qu’aucune campagne publicitaire n’achèterait au même coût. Le mécanisme n’est pas différent de celui qui régit la dernière grande braderie de la boutique, à ceci près qu’il ne demande aucune dépense. La contrepartie se paie en attention, pas en euros.

Reste le sort du jeu lui-même, qui a poursuivi sa route vers les consoles au printemps 2026 après six ans d’exploitation sur ordinateur. Un catalogue qui s’élargit ainsi finit par poser la question de l’entretien à long terme, sujet sur lequel les studios indépendants communiquent rarement à l’avance. La semaine du 27 août dira surtout combien de joueurs ce genre discret peut encore rassembler quand on lève la barrière du prix.

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