Pour sa prochaine semaine de gratuités, l’Epic Games Store mise sur un jeu qui se savoure sur la durée. Flotsam, affiché 19,99 € sur la boutique en région française, sera offert du jeudi 5 novembre à 17h00 au jeudi 12 novembre à 17h00, heure de Paris. Une fois réclamé, il reste attaché à votre compte de façon définitive.
Le titre du petit studio belge Pajama Llama Games est un jeu de construction de ville teinté de survie : vous bâtissez une cité flottante avec les déchets qui dérivent sur un océan ayant englouti le monde. Sorti en version finale le 4 décembre 2025, après plus de six ans d’accès anticipé, il succède à un autre city-builder indépendant offert par Epic début octobre. Que vaut ce village de bric et de broc pour un joueur PC, et comment le récupérer au bon moment ?
Une gratuité du 5 au 12 novembre à 17h00
Le flux officiel des promotions d’Epic, interrogé en région française le 30 octobre, fixe l’offre du 5 novembre à 16h00 au 12 novembre à 16h00 en temps universel, soit 17h00 à Paris au début comme à la fin. La France et les États-Unis seront alors tous deux revenus à l’heure d’hiver, et la procédure reste celle de toutes les gratuités hebdomadaires de la boutique :
- ouvrir la fiche de Flotsam sur l’Epic Games Store, dans un navigateur ou dans le lanceur ;
- se connecter à un compte Epic Games, gratuit lui aussi ;
- cliquer sur le bouton d’obtention puis valider la commande à 0 € ;
- agir entre le 5 novembre à 17h00 et le 12 novembre à 17h00.
D’ici là, la vitrine reste occupée par un survival horror entre anges et démons, récupérable jusqu’au 5 novembre à 17h00. Flotsam partagera ensuite l’affiche avec Idle Champions of the Forgotten Realms, un jeu de toute façon gratuit en permanence et affiché à 0 € dans le flux d’Epic.
Une ville flottante bâtie avec les déchets de l’océan
Le point de départ tient en une image : la mer a recouvert la planète, et il ne reste que des débris à la surface. Vous dirigez une petite troupe de rescapés, les drifters, qui récupèrent planches, bouteilles et ferraille pour construire des abris, des ateliers et des réserves d’eau potable sur des plateformes reliées entre elles.
Votre ville ne reste pas à quai. Elle navigue d’une zone à l’autre pour aller chercher de nouvelles ressources, explorer des ruines englouties et recruter des survivants spécialisés. D’après la fiche Steam du jeu, la progression passe aussi par la recherche de technologies plus propres et de remèdes, car la pollution de l’eau rend directement vos habitants malades.

La boucle reste celle d’un city-builder de survie : surveiller la nourriture et l’eau, répartir la main-d’œuvre, anticiper les besoins avant d’agrandir la ville. Le jeu se déroule en temps réel avec pause, ce qui laisse le temps de planifier chaque nouvelle extension sans pression permanente. La boutique de Valve le range d’ailleurs parmi les jeux de construction de villes, de gestion de ressources et de simulation de colonies.
Six ans d’accès anticipé avant la version 1.0
Flotsam a ouvert son accès anticipé sur Steam le 26 septembre 2019, au prix de 23 €. Pajama Llama Games, un studio indépendant de trois personnes installé à Gand, a mis plus de six ans à atteindre la version finale, avec l’appui de l’éditeur suisse Stray Fawn Publishing, arrivé sur le projet début 2024. L’ambition affichée dès le départ n’a jamais varié.
Nous voulons que la version complète de Flotsam soit une expérience entièrement rejouable, avec un monde en perpétuel changement.
Pajama Llama Games, dans la FAQ de l’accès anticipé du jeu sur Steam, publiée lors de son lancement le 26 septembre 2019
La version 1.0, sortie le 4 décembre 2025, ajoute une quête principale enfin jouable jusqu’à son terme, quatre nouveaux spécialistes (chimiste, électricien, éleveur d’oiseaux et aquaculteur), un système d’améliorations, dix nouveaux bâtiments et deux régions inédites, dont une zone industrielle lourdement polluée. Selon GamesMarket, le lancement a réuni 3 234 joueurs simultanés sur Steam, le deuxième meilleur démarrage de l’éditeur.
Ce que vaut le jeu au regard de son prix public
Les deux boutiques ne l’affichent pas au même tarif. Flotsam coûte 22,99 € sur Steam en région française, contre 19,99 € sur l’Epic Games Store : récupérer la version d’Epic revient à économiser 22,99 € par rapport à un achat chez Valve, où aucune remise n’est appliquée à ce jour.
Les joueurs, eux, valident largement l’expérience. Sur Steam, le jeu cumule 4 393 évaluations, dont 80 % positives, et la tendance récente fait mieux encore avec 88 % d’avis favorables sur les 68 évaluations des trente derniers jours. La version 1.0 a manifestement rassuré une partie de ceux que l’accès anticipé interminable avait refroidis.
Sa première remise sur Steam, de 50 %, accompagnait la sortie finale et s’était arrêtée dès le 18 décembre 2025, d’après Notebookcheck. Le voir passer à 0 € sur Epic onze mois plus tard reste la manière la plus avantageuse d’essayer ce titre sur PC, sans rien risquer sur un genre qui ne plaît pas à tout le monde.
Stray Fawn, un éditeur déjà passé par la vitrine d’Epic
Flotsam n’est pas le premier jeu de Stray Fawn Publishing offert cet automne. Du 8 au 15 octobre, Epic distribuait déjà le royaume miniature de Bitfall Studios, TerraScape, affiché alors 15,29 € sur la boutique en région française. Deux jeux du même éditeur suisse, à moins d’un mois d’intervalle, sur la même vitrine.
Le rapprochement a sa logique. Stray Fawn a bâti son catalogue autour des jeux de gestion et de construction, et son meilleur lancement, celui de The Wandering Village, avait réuni 5 786 joueurs simultanés à son lancement selon GamesMarket. Pour un éditeur de cette taille, une semaine en tête d’affiche chez Epic sert de rampe vers un public qui ne serait jamais allé chercher ces jeux par lui-même.
Un city-builder qui demande du temps plus que de l’argent
Le vrai coût de Flotsam ne se compte pas en euros cette semaine-là. Un city-builder de survie se révèle sur plusieurs soirées, et la quête principale ajoutée en décembre 2025 donne enfin un fil conducteur à ce qui n’était qu’un bac à sable pendant six ans.
La question se pose surtout pour la suite. Pajama Llama promettait dès 2019 un monde changeant et rejouable, et les 88 % d’avis positifs récents montrent que le studio a tenu une bonne partie de sa promesse. Il faudra voir si la gratuité du 5 novembre élargit assez la communauté pour financer de nouveaux contenus, sur une ville qui, par définition, ne cesse jamais de dériver.
