Deponia gratuit sur Steam

Steam a relancé sa promotion des jeux à garder gratuitement, et c’est un classique de l’aventure qui en profite cette fois. Depuis le 13 août, Deponia est offert et conservable à vie sur la boutique de Valve, à condition de l’ajouter à son compte avant la fin de l’opération. Ce point-and-click signé Daedalic Entertainment, sorti en 2012, s’affiche habituellement à 9,99 €.

Le pointer-cliquer est un genre que l’on croyait rangé au musée, coincé entre deux souvenirs des grandes heures de LucasArts. Il continue pourtant de circuler, porté par les promotions et les rééditions qui remettent régulièrement ces titres sous les yeux des joueurs PC. Deponia fait partie de ces aventures qui reviennent périodiquement dans les bacs à gratuités.

Reste à savoir si une comédie déjantée vieille de plus de dix ans mérite encore une place dans votre bibliothèque Steam, ou si elle n’est qu’un remplissage de catalogue ?

Comment récupérer Deponia sans payer

L’offre suit le format habituel des jeux à garder de Steam, simple mais bornée dans le temps. Voici les points à retenir avant de l’ajouter à votre compte :

  • la plateforme concernée est Steam, sur la fiche officielle du jeu ;
  • le prix passe de 9,99 € à 0 €, soit une remise de 100 % ;
  • il faut réclamer le jeu avant le 20 août à 10 h00 (heure de Paris) ;
  • une fois ajouté au compte, le titre reste acquis définitivement, même après la fin de l’opération ;
  • le jeu est validé Steam Deck, jouable sur la console portable de Valve comme sur PC.

La marche à suivre tient en trois clics : se connecter à Steam, ouvrir la fiche de Deponia, puis presser le bouton d’ajout au compte. Contrairement à un simple week-end gratuit, aucune date de restitution n’est imposée une fois le jeu réclamé. Nul besoin d’ailleurs de l’installer dans la foulée : l’ajout au compte suffit à verrouiller la licence, et le téléchargement peut attendre le moment voulu.

Une comédie déjantée sur une planète-poubelle

Le décor plante immédiatement le ton. Deponia se déroule sur une planète transformée en gigantesque décharge, où s’entassent les déchets des mondes voisins. Vous y incarnez Rufus, un rêveur égocentrique et bon à rien qui n’a qu’une obsession : fuir ce trou perdu pour rejoindre Elysium, la cité flottante où vit la haute société.

Visuel officiel de Deponia montrant Rufus et Goal suspendus à un câble
Deponia, offert sur Steam jusqu’au 20 août. Source : Steam / Daedalic Entertainment.

Son plan se met en branle quand Goal, une jeune femme du monde d’en haut, lui tombe littéralement dessus. De quiproquos en combines absurdes, l’aventure enchaîne les situations cocasses, portée par des dialogues ciselés et un humour qui pioche autant chez H2G2 que dans les vieux jeux d’aventure. La direction artistique, entièrement dessinée à la main, donne à chaque scène des allures de dessin animé interactif.

Youtube video
Bande-annonce de Deponia, chaîne officielle de Daedalic Entertainment.

Le cœur du jeu reste l’énigme d’inventaire classique : ramasser des objets, les combiner, détourner leur usage pour débloquer la scène suivante. Une pression sur la barre d’espace met en surbrillance les éléments interactifs, un confort bienvenu tant certains objets se fondent dans les décors chargés. La plupart des solutions gardent une logique lisible, loin des associations absurdes qui ont parfois desservi le genre, et quelques mini-jeux viennent ponctuer la progression.

Un accueil critique solide, plus de dix ans après

Le jeu n’a rien perdu de son crédit avec le temps. Sur Steam, les évaluations restent très positives, à 86 % côté francophone, et la presse de l’époque l’avait bien reçu, avec une moyenne de 74 sur 100 relevée sur Metacritic. GameSpot lui avait attribué la note de 8 sur 10 à sa sortie. Le titre est en outre intégralement traduit en français, interface et sous-titres compris, et ses évaluations récentes restent au beau fixe, à 90 % positives sur les trente derniers jours.

Les reproches sont connus et tiennent surtout à une fin jugée abrupte, qui laisse volontairement la porte ouverte aux deux suites. Les qualités, elles, portent sur l’écriture, le doublage soigné et une galerie de personnages marquants, comme le résumait le test de GameSpot.

C’est l’un des meilleurs point-and-click traditionnels qui soient : il déborde de charme, garde ses énigmes cohérentes et porte une histoire qui fait rire et réchauffe le cœur.

Mark Walton, test de Deponia pour GameSpot, 28 juin 2012

Le premier chapitre d’une trilogie

Cette gratuité ne concerne que le premier épisode, et c’est un point à garder en tête. Deponia ouvre une trilogie complétée par Chaos on Deponia et Goodbye Deponia, avant un quatrième volet, Deponia Doomsday, venu prolonger l’histoire plus tard. La fin ouverte du premier opus prend tout son sens dans cette perspective : elle appelle directement la suite.

Récupérer l’épisode initial gratuitement revient donc à tester le ton et l’univers de la saga sans rien débourser. Les autres volets restent payants, mais Daedalic les regroupe régulièrement dans des offres groupées à prix cassé lors des soldes, ce qui laisse le temps de voir si l’humour de Rufus fait mouche avant d’aller plus loin. Comptez une dizaine d’heures pour boucler ce premier épisode, de quoi se faire un avis complet sans le moindre engagement.

Ce que révèle la promotion à vie de Steam

Au-delà de ce titre précis, ces opérations disent quelque chose de la façon dont Valve entretient sa boutique. En rendant ponctuellement gratuits d’anciens jeux, Steam redonne une visibilité à des catalogues oubliés et laisse les éditeurs recruter de nouveaux joueurs sur des franchises encore actives, quitte à monétiser ensuite les suites.

Pour un genre comme le pointer-cliquer, longtemps considéré comme daté, ces coups de projecteur pèsent lourd : ils rappellent qu’une aventure de 2012 tient encore la route sur les machines d’aujourd’hui, y compris sur une portable comme la Steam Deck. La fenêtre reste courte, et le compte à rebours court jusqu’au 20 août.

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