Sorti en mai 2025, DOOM: The Dark Ages n’avait encore jamais été aussi accessible. Le préquel signé id Software, qui envoie le Slayer en découdre dans une guerre médiévale contre l’Enfer, voit son prix chuter de 79,99 € à 26,39 € sur Steam, soit une remise de 67 %. Une baisse qui coïncide avec un moment un peu particulier pour l’éditeur.
Car cette promotion s’inscrit dans une vaste opération anniversaire de Bethesda, qui souffle ses quarante bougies. Pour un FPS aussi nerveux, encensé à sa sortie, la question mérite d’être posée : cette ristourne fait-elle de DOOM: The Dark Ages l’achat malin de l’été sur PC ?
Une remise portée par l’anniversaire de Bethesda
La baisse de prix n’a rien d’isolé. Elle fait partie d’une campagne qui célèbre les quarante ans de Bethesda, avec des réductions pouvant grimper jusqu’à 80 % sur les licences Doom, Fallout, The Elder Scrolls et Quake. L’ensemble reste actif sur Steam jusqu’au 13 août, de quoi comparer à tête reposée avec d’autres grosses remises sur Steam.
L’opération tombe à quelques jours de la QuakeCon, le grand rendez-vous communautaire de l’éditeur, qui se tient du 6 au 9 août à Grapevine, au Texas, pour son trentième anniversaire. Steam accompagne le mouvement en offrant même, de façon permanente, quatre classiques du catalogue : The Elder Scrolls: Arena, Daggerfall, Wolfenstein: Enemy Territory et Quake Champions. Ces quatre jeux, une fois récupérés, restent acquis définitivement, à la différence d’une simple offre de week-end. Autant dire que la fenêtre de tir est large mais datée, et qu’elle récompense les joueurs attentifs au calendrier.

Ce que vaut vraiment le dernier DOOM
Troisième volet de l’arc moderne lancé avec DOOM (2016) puis DOOM Eternal, The Dark Ages raconte les origines du Slayer, contraint de servir d’arme aux dieux et aux rois. Le jeu troque la verticalité aérienne d’Eternal contre des combats au sol plus lourds et frontaux, portés par le tout dernier moteur idTech.
À sa sortie, l’accueil critique a été chaleureux. La presse spécialisée a salué une formule maîtrisée, Impulse Gamer parlant d’une "masterclass" de game design FPS, tandis qu’IGN résumait le savoir-faire du studio d’une formule lapidaire. Ce statut de valeur sûre est précisément ce qui rend la remise intéressante : on ne parie pas ici sur un inconnu, mais sur un titre déjà éprouvé par des milliers de joueurs et prolongé depuis par une extension de campagne dédiée.
Au-delà de ses mécaniques, le jeu séduit par son ampleur. id Software y déploie ses plus grands niveaux à ce jour, entre châteaux en ruine, champs de bataille infernaux et royaumes inédits que le Slayer traverse pour capturer la puissance de ses ennemis. Le média GamingBolt a résumé cet emballement d’une image parlante, évoquant un éclair capté dans une bouteille, de quoi justifier pour beaucoup une place de choix dans la ludothèque.
Un système de combat bâti autour du bouclier
La grande nouveauté de cet opus tient dans son arme défensive devenue offensive. Le combat s’articule autour de trois actions complémentaires : le bouclier, le corps-à-corps et les armes à feu, pensés pour s’enchaîner en synergie plutôt que de se disperser sur une multitude de touches.
Concrètement, le bouclier-tronçonneuse réagit selon la surface visée, ce qui ouvre plusieurs approches :
- lancé sur un ennemi, il s’y plante et le neutralise un instant ;
- projeté contre du métal brûlant, il le fait voler en éclats ;
- renvoyé sur un bouclier de plasma, il ricoche et rouvre l’angle d’attaque ;
- combiné à la parade, il transforme la défense en tremplin pour l’offensive.
À cet arsenal s’ajoutent le fameux Super Shotgun et de nouvelles armes dévastatrices, qui entretiennent le rythme effréné cher à la série. Le résultat est un DOOM plus tactique dans sa gestion de l’espace, sans rien perdre de sa brutalité.
La philosophie de combat d’id Software
Ce virage médiéval n’a rien d’un hasard. Le directeur créatif Hugo Martin a longuement puisé dans le cinéma d’action et l’imaginaire du gladiateur pour définir l’attitude du joueur face aux hordes démoniaques, une posture assumée dès la conception du jeu.
On a envie de tenir bon et de se battre, on a envie de se sentir comme un gladiateur.
Hugo Martin, directeur créatif de DOOM: The Dark Ages, dans un entretien accordé à Vice (Waypoint), mars 2025.
Cette intention se ressent manette en main, dans un level design qui pousse à avancer plutôt qu’à fuir. La bande-annonce de lancement, ci-dessous, donne un bon aperçu de cette nervosité assumée avant de passer à la caisse.
Ce qu’il faut prévoir côté configuration PC
DOOM: The Dark Ages demande une machine récente, ce qui explique en partie l’intérêt d’attendre une remise. Le jeu exige une carte graphique compatible ray tracing dotée d’au moins 8 Go de mémoire vidéo, aux côtés de 16 Go de RAM et d’un SSD, pour viser du 1080p à 60 fps en réglages bas.
Pour pousser les curseurs, la configuration recommandée grimpe à une RTX 3080 ou une RX 6800 accompagnées de 32 Go de mémoire, avec une centaine de gigaoctets à réserver sur le disque. Réputé bien optimisé à sa sortie, le titre reste néanmoins gourmand en espace et en composants, un point à vérifier avant de valider l’achat.

Faut-il en profiter avant le 13 août
À 26,39 €, DOOM: The Dark Ages rejoint la catégorie des gros FPS solo que l’on ajoute sans trop réfléchir à sa bibliothèque, surtout pour qui a aimé les précédents épisodes. La remise disparaîtra toutefois avec la fin de l’opération anniversaire, ce qui limite la fenêtre à quelques jours.
Les abonnés au Xbox Game Pass peuvent de leur côté tester le jeu sans surcoût avant de se décider, une manière de jauger le virage médiéval du Slayer. Pour les autres, l’arbitrage se résume à une question de configuration et d’envie : l’anniversaire de Bethesda rebat les cartes du bon plan pour tout un pan de son catalogue, DOOM en tête.

