Un an tout juste après sa sortie, le dernier épisode de la série de Techland passe pour la première fois sous la barre des 30 euros. Dying Light: The Beast est affiché à 29,99 € sur Steam au lieu de 59,99 €, dans le cadre d’une offre du week-end qui couvre aussi le reste de la franchise. Le jeu reprend la formule maison, parkour à la première personne et infectés qui changent de nature la nuit tombée, en la déplaçant de la ville vers la forêt.
Sorti le 18 septembre 2025, le titre ramène Kyle Crane, le héros du premier Dying Light, dans une station de montagne dévastée baptisée Castor Woods. C’est la remise la plus forte jamais appliquée au jeu, un an après un lancement vendu plein tarif. Reste à savoir ce que vaut réellement cet épisode, et jusqu’à quand la promotion tient.
Ce que couvre exactement l’offre du week-end
La fiche Steam affiche une remise de 50 % sur l’édition standard, soit 30 euros d’économie par rapport au tarif habituel. La promotion est annoncée jusqu’au 26 septembre, et elle s’étend aux éditions Deluxe et Restored Land Definitive ainsi qu’aux épisodes précédents de la franchise, tous bradés en parallèle.
Le calendrier n’a rien d’anodin. Techland positionne cette vague juste avant l’anniversaire du jeu et à l’approche des grandes opérations d’automne de la boutique, ce qui laisse peu de chances de voir le prix descendre encore d’ici la fin de l’année. Pour un jeu de cette taille, passer de 59,99 € à 29,99 € en douze mois reste une décote rapide.
Castor Woods, la forêt à la place de la ville
Les deux précédents jeux de la série se déroulaient dans des zones urbaines denses, Harran puis Villedor. The Beast déplace l’action dans une station touristique de montagne figée par l’épidémie, avec des chalets envahis par le lierre et des sentiers de randonnée effacés. Le changement de décor n’est pas qu’esthétique : il redéfinit la façon de se déplacer, puisque les arbres remplacent les ruelles et les toits.
Le studio a retravaillé le parkour en conséquence. La détection des rebords héritée de Dying Light 2 a été conservée, tandis que le coût en endurance pour grimper a disparu. Certaines zones de la carte sont volontairement moins praticables, ce qui rend le joueur plus vulnérable une fois la nuit tombée et les Volatiles lâchés dans les bois.
À l’inverse, le bourg central et la zone industrielle ont été conçus comme des terrains de jeu, où l’enchaînement des sauts fonctionne sans accroc. Cette alternance entre zones praticables et zones hostiles structure une bonne partie de la progression, et explique pourquoi le rythme diffère nettement de celui des deux premiers jeux.
Le retour de Kyle Crane, dix ans après
Disparu à la fin de l’extension The Following en 2016, Kyle Crane revient ici après des années de captivité et d’expérimentations menées par l’antagoniste du jeu, surnommé le Baron. Le personnage n’est plus le mercenaire blagueur du premier épisode : il est marqué, amer, et sujet à des accès de puissance qu’il ne contrôle pas complètement, traduits en jeu par une jauge dédiée.
Ce choix scénaristique répond à une demande qui n’a jamais cessé côté joueurs, comme l’explique le directeur de la franchise chez Techland.
Des années de captivité et d’expérimentations l’ont laissé marqué, physiquement comme psychologiquement. Il est plus dur et plus amer, et il aborde les autres avec beaucoup de méfiance.
Tymon Smektała, directeur de la franchise Dying Light chez Techland, dans un entretien accordé à CGMagazine le 30 août 2025
Le Baron, lui, tranche avec les antagonistes précédents de la série. Là où Rais misait sur la brutalité et Waltz sur l’obsession, celui-ci reste à distance pendant la majeure partie de la campagne, délègue à son armée privée et à ses créatures modifiées, et observe. Un parti pris d’écriture qui rapproche le jeu du thriller plus que du survival classique.
Ce que le jeu propose manette en main
Au-delà du décor et du scénario, la fiche technique donne une idée assez précise de ce qu’on trouve dans cette version PC :
- une campagne solo jouable intégralement en coopération jusqu’à quatre joueurs, avec progression partagée et sauvegardée ;
- un système de conduite avec caméra à la première personne, ajoutée après les retours de la communauté ;
- une intelligence artificielle humaine capable de tirs de suppression et de manœuvres de contournement ;
- dix-sept langues prises en charge, dont le français avec doublage complet ;
- une compatibilité manette complète, la prise en charge des DualSense et DualShock 4, et le Partage familial Steam.
La configuration minimale annoncée reste accessible pour un jeu de 2025 : Windows 10 en 64 bits, un Intel i5-9600K ou un Ryzen 5 3600, 16 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 1060 ou une Radeon RX 5500. Une machine de milieu de gamme achetée il y a cinq ans passe donc encore la barre.
Le mode coopératif reste l’argument qui distingue le plus la série de ses concurrents directs, et c’est aussi celui qui justifie le mieux d’acheter le jeu en promotion à plusieurs. Les retours des acheteurs confirment d’ailleurs cette tendance.
Des évaluations Steam très positives
La fiche du jeu compte 71 241 évaluations, dont 61 631 positives, ce qui place la note globale sur un taux d’approbation d’environ 86 %, classé Très positives par la boutique. Pour une suite arrivée après un Dying Light 2 au lancement contesté, le redressement est net.

Les critiques récurrentes portent sur la durée de la campagne, plus courte que celle du deuxième épisode, et sur une carte moins vaste. Les éloges vont surtout aux combats et à l’ambiance nocturne, deux points sur lesquels la série avait perdu du terrain depuis 2015. Le contraste avec l’épisode précédent de la franchise revient d’ailleurs souvent dans les avis.
Ce qu’une décote de moitié dit d’un jeu d’un an
Un jeu qui perd la moitié de son prix en douze mois envoie un signal ambigu. Côté joueur, l’affaire est bonne : 30 euros pour un titre sorti il y a un an, encore mis à jour et toujours peuplé en coopération, se compare favorablement à beaucoup de sorties récentes au tarif plein.
Côté éditeur, la lecture est différente. Une remise de cette ampleur aussi tôt sert à élargir la base de joueurs avant les extensions à venir, et à ramener du monde sur les serveurs coopératifs. C’est la même logique qui pousse Steam à multiplier les opérations thématiques, entre les ventes d’éditeur et les remises sur les jeux de survie qui reviennent à intervalles réguliers.
Le calcul se vérifiera quand le prix sera remonté et que la fréquentation retombera ou non à son niveau d’avant. Entre-temps, le genre reste bien alimenté : les catalogues PC ne manquent pas de jeux de zombies distribués gratuitement, et la concurrence sur ce terrain-là se joue désormais autant sur le prix que sur le contenu.

