Dying Light 2 à -80% (11,99€) sur Steam

Dying Light 2 Stay Human: Reloaded Edition tombe à 11,99 € au lieu de 59,99 € sur Steam, soit 80 % de remise, jusqu'à ce jeudi 9 juillet à 19 heures.

Villedor tient encore debout, mais l’humanité y a déjà perdu la partie. Dying Light 2 Stay Human est un jeu d’action en vue à la première personne dans lequel on traverse une métropole ravagée par un virus zombie, en s’appuyant sur le parkour pour fuir, explorer et parfois frapper. Le titre du studio polonais Techland tombe à 11,99 € au lieu de 59,99 € sur Steam, soit 80 % de remise, dans la dernière ligne droite des soldes d’été de la boutique de Valve.

La promotion porte sur la Reloaded Edition, version remaniée du jeu après deux ans de mises à jour successives. Elle arrive alors que Techland prépare la suite de sa licence, ce qui explique en partie l’agressivité du tarif pratiqué sur l’épisode précédent. Faut-il pour autant se laisser tenter par un jeu dont la réputation a longtemps oscillé ?

Une remise qui s’arrête ce jeudi en fin de journée

Le compte à rebours est déjà bien avancé. La remise court depuis le 25 juin et disparaît le 9 juillet à 19 heures, heure française, en même temps que l’ensemble des soldes d’été de Steam. Passé ce cap, le jeu retrouve son tarif plein de 59,99 €, et rien n’indique qu’une réduction équivalente reviendra avant l’automne.

Le prix affiché correspond, d’après la fiche Steam du jeu, au plus bas relevé sur les trente derniers jours, ce qui écarte l’illusion d’optique du prix barré. Techland a par ailleurs accroché son propre événement promotionnel à celui de Valve, dans la lignée des baisses observées cette semaine sur d’autres poids lourds du catalogue, du quatrième volet du looter-shooter de Gearbox au FPS de Respawn bradé à moins de cinq euros.

Jaquette de Dying Light 2 Stay Human Reloaded Edition
La Reloaded Edition regroupe le jeu de base et l’extension Bloody Ties. Source : Techland, via la fiche Steam du jeu.

Ce que contient précisément la Reloaded Edition

L’intitulé de l’édition mérite qu’on s’y arrête, car les remises massives portent rarement sur le même périmètre d’un jeu à l’autre. Voici ce que couvre exactement le contenu vendu 11,99 € :

  • le jeu complet Dying Light 2 Stay Human, sorti le 3 février 2022 et enrichi depuis par plusieurs mises à jour majeures ;
  • l’extension narrative Bloody Ties, qui ajoute une arène de combat et sa propre intrigue ;
  • 65 succès Steam, la sauvegarde dans le nuage et le partage familial ;
  • une localisation complète en français, doublage compris, parmi les 17 langues prises en charge ;
  • la coopération en ligne jusqu’à quatre joueurs sur l’intégralité de la campagne.

Le seul vrai coût caché reste l’espace disque : 60 Go sont réclamés à l’installation, une GeForce GTX 1050 Ti suffisant à faire tourner l’ensemble en configuration minimale. Le jeu est classé PEGI 18, ce qui n’a rien d’anecdotique tant la violence y est explicite.

Villedor change de camp à la tombée de la nuit

L’action se déroule en 2036, quinze ans après la catastrophe sanitaire qui a réduit l’humanité à quelques colonies isolées. Vous incarnez Aiden Caldwell, un pèlerin qui relie ces poches de survivants et débarque à Villedor pour retrouver sa sœur. La ville fonctionne comme un personnage à part entière, presque paisible en plein jour, où les habitants tentent de reconstruire un semblant de quotidien.

Le crépuscule renverse complètement la table. Les infectés désertent les intérieurs sombres où ils se terraient et reprennent le contrôle des rues, transformant le moindre déplacement en calcul de risque. Cette alternance reste la trouvaille la plus solide du jeu, celle qui donne du poids à chaque décision d’itinéraire.

Youtube video
Le trailer de gameplay officiel publié par Techland sur la chaîne Dying Light.

Le scénario multiplie les embranchements et ouvre sur plusieurs fins distinctes, une ambition assumée par Techland depuis l’annonce du jeu. Tous les choix ne se valent pas, mais certains redessinent durablement des quartiers entiers, ce qui pousse à recommencer une seconde partie autrement.

Le parkour comme grammaire de jeu

Fuir vaut souvent mieux que combattre, et le jeu construit tout son système de déplacement autour de cette idée. Sauter de toit en toit, s’accrocher à une corniche, dévaler une tyrolienne : la verticalité remplace la carte au sol comme espace de navigation principal, avec une fluidité que peu de titres en vue subjective atteignent.

Vue en surplomb des toits de Villedor dans Dying Light 2
Le parkour sert autant à fuir qu’à explorer les zones les plus reculées de la ville. Source : Techland, capture officielle publiée sur Steam.

Le combat au corps à corps reste volontairement pataud, presque encombrant, pour rappeler que la confrontation frontale est un aveu d’échec. Les amateurs de tir trouveront la panoplie limitée, là où les adeptes de la survie face aux hordes de contaminés retrouveront des sensations familières.

Un accueil critique contrasté, une communauté restée nombreuse

La presse spécialisée a salué l’ambition sans fermer les yeux sur les faiblesses. Game Informer a attribué 9,5/10 au jeu, PC Gamer 8,4/10 et TechRadar quatre étoiles sur cinq, avec un consensus sur la richesse du terrain de jeu et des réserves régulières sur l’écriture. Côté public, 170 705 avis positifs sur 216 455 évaluations déposées sur Steam signent une réception plutôt favorable, soit près de 79 % d’approbation.

Le tableau se nuance dès qu’on regarde la période récente. Sur les trente derniers jours, seuls 67 % des 2 441 avis publiés se révèlent positifs, un tassement souvent attribué aux ajouts payants greffés au fil des saisons. La communauté francophone se situe entre les deux, avec 73 % d’avis favorables sur 3 086 retours.

Ce grand écart entre la note historique et l’humeur du moment illustre une réalité désormais banale des jeux-services. Un titre vendu au prix fort en 2022 peut devenir une affaire évidente trois ans plus tard, une fois amorti et débarrassé de ses défauts de lancement.

Le piratage est presque toujours un problème de service, pas un problème de prix.

Gabe Newell, cofondateur de Valve, propos tenus lors d’un échange public en 2011

Ce que la suite réserve à la licence

Techland ne cache plus que son attention s’est déplacée vers Dying Light: The Beast, aventure autonome qui ramène Kyle Crane, héros du premier épisode. Ce transfert d’énergie éclaire la générosité tarifaire du moment : l’éditeur cherche à élargir sa base de joueurs avant d’installer son prochain chapitre, une mécanique commerciale que le calendrier des soldes rend particulièrement lisible.

Pour qui hésite encore, la question n’est plus vraiment celle du prix. Douze euros pour une soixantaine d’heures de contenu relèvent de l’arbitrage évident ; l’appétit qu’on garde pour une ville de zombies dont les codes ont été mille fois repris pèse davantage dans la balance. Villedor, elle, referme ses portes ce jeudi soir à 19 heures.

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(l’offre ayant expiré, ce lien peut être brisé)

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