Les soldes d’été de GOG battent leur plein, et un mastodonte du jeu de rôle vient de rejoindre la liste des bonnes affaires : Fallout 4 dans son édition Game of the Year tombe à 15,99 € au lieu de 39,99 €. La boutique de CD Projekt applique une réduction de 60 % sur un pack qui réunit le jeu de base et l’intégralité de ses extensions, le tout sans la moindre protection anti-copie.
Sorti en 2015, ce gigantesque bac à sable post-nucléaire vous lâche dans le Commonwealth, une reconstitution dévastée de la région de Boston où chaque ruine cache une histoire. Entre la recherche d’un fils disparu, la construction d’abris et la chasse aux goules, le titre de Bethesda a posé une référence du monde ouvert sur PC. À ce tarif, et alors que l’opération s’achève bientôt, faut-il craquer maintenant ou guetter une promotion encore plus mordante ?
Une remise qui ramène le pack complet à 15,99 €
GOG affiche Fallout 4 : Game of the Year Edition à 15,99 € contre 39,99 € en temps normal, soit une baisse de 60 % valable jusqu’au 9 juillet. La ristourne s’inscrit dans l’opération estivale lancée par la boutique, qui brade plusieurs milliers de jeux jusqu’au début juillet.

Un détail mérite l’attention : la fiche GOG précise que 15,99 € correspond aussi au prix le plus bas pratiqué sur les trente derniers jours. Prendre le réflexe de vérifier l’historique des prix d’un jeu évite de confondre une vraie ristourne avec un tarif gonflé juste avant la promo. Ici, le plancher des trente derniers jours confirme la cote, ce qui rend l’affaire saine pour qui n’a jamais sauté le pas.
Ce que contient l’édition Game of the Year
L’intérêt de cette édition, c’est qu’elle réunit en un seul achat le jeu et ses six extensions, là où il fallait autrefois les payer séparément. Voici ce que vous récupérez pour 15,99 € :
- le jeu de base et sa campagne dans le Commonwealth, soit une trentaine d’heures pour la trame principale ;
- Far Harbor, la plus vaste extension, qui envoie sur une île brumeuse au large du Maine ;
- Nuka-World, un parc d’attractions abandonné devenu repaire de pillards ;
- Automatron et sa horde de robots à traquer puis à recycler en compagnons ;
- les trois ateliers Wasteland, Contraptions et Vault-Tec, qui poussent la construction de colonies très loin.
Comptez environ 108 heures pour boucler l’aventure principale et ses quêtes annexes, et plus de 200 heures pour viser le 100 %, d’après les estimations compilées par HowLongToBeat. De quoi tenir tout un été sans rien racheter par-dessus.
Un monde ouvert post-nucléaire taillé pour s’y perdre
Le Commonwealth déroule des dizaines de lieux à fouiller, des stations de métro infestées aux gratte-ciels éventrés de Boston. Le système S.P.E.C.I.A.L. laisse façonner un personnage à sa main, du colosse en armure assistée au beau parleur, et chaque partie prend une direction différente selon les factions que l’on choisit de servir ou de trahir.

Là où Fallout 4 se démarque de ses aînés, c’est dans la construction de colonies et le bricolage d’armes, un chantier permanent qui transforme la friche en réseau de bases fortifiées. Cette mécanique de reconstruction n’a rien d’anecdotique : elle prolonge le thème central du jeu, comme l’expliquait son directeur au moment de l’annonce.
Tout part de ce sentiment de perte. Ma maison a été détruite, alors je vais la reconstruire et la rendre à nouveau habitable : c’est tout le thème du jeu.
Todd Howard, directeur de Fallout 4 chez Bethesda Game Studios, lors du salon E3 2015.
La version GOG repose sur le même contenu que les autres éditions, à ceci près qu’elle ne comprend pas la fonction Creation Club de Bethesda ; pour le modding, le studio renvoie vers les plateformes communautaires. La bande-annonce de lancement, elle, donne un bon aperçu de l’ambiance avant de s’y plonger.
Des chiffres de lancement qui rappellent le phénomène
Pour mesurer le poids de Fallout 4, il faut revenir à novembre 2015. Bethesda avait alors expédié près de 12 millions d’exemplaires en vingt-quatre heures, pour un chiffre d’affaires estimé à plus de 750 millions de dollars, selon les données communiquées par l’éditeur et relayées par GameSpot.
Sur Steam, le jeu s’était écoulé à 1,2 million d’unités le premier jour et avait réuni près de 470 000 joueurs en simultané, un record pour un titre non édité par Valve à l’époque. Skyrim, le précédent carton du studio, n’avait expédié que 7 millions de copies en quarante-huit heures : la marche franchie sautait aux yeux.
DRM-free sur GOG : ce que ça change pour le joueur
Acheter sur GOG, c’est récupérer des fichiers d’installation sans verrou numérique : le jeu s’installe et se lance sans client obligatoire ni connexion permanente, et une copie de sauvegarde reste jouable des années plus tard. Le logiciel GOG Galaxy demeure facultatif, mais il ajoute la sauvegarde dans le cloud et une fonction de retour à une version antérieure, précieuse quand on bricole des mods.
Cette logique du jeu que l’on possède vraiment a poussé la boutique à étoffer son catalogue de gros morceaux ces derniers mois, à l’image du porte-étendard maison signé CD Projekt, lui aussi bradé en ce moment. Fallout 4 y trouve une place cohérente, aux côtés des autres références de la même opération.
De quoi replonger dans le Commonwealth avant la fin des soldes
À 15,99 €, l’addition pour des centaines d’heures de jeu et six extensions place Fallout 4 parmi les achats qui se réfléchissent à peine, surtout pour qui a manqué le coche en 2015. La fenêtre reste pourtant courte : la remise expire le 9 juillet, en même temps que le reste des soldes d’été.
Reste la vraie question, celle qui dépasse l’étiquette : dix ans après sa sortie, le Commonwealth tient surtout grâce à une communauté de moddeurs qui n’a jamais quitté le terrain. C’est sans doute là que se loge l’intérêt d’y revenir aujourd’hui, bien plus que dans la seule réduction de 60 %.

