Depuis le 25 juin, la boutique de Valve a lancé ses soldes d’été, et un poids lourd du jeu de rôle s’y affiche à son tarif le plus bas depuis sa sortie. Kingdom Come: Deliverance II tombe à 23,99 € au lieu de 59,99 €, soit une remise de 60 %.
Sorti en février 2025, ce RPG d’action en monde ouvert du studio tchèque Warhorse vous place dans la peau d’Henry, fils de forgeron pris dans les guerres de succession de la Bohême du XVe siècle. Pas de dragons ni de magie : une reconstitution historique méticuleuse sert de terrain de jeu, avec ses villages, ses forêts et ses châteaux modélisés d’après des lieux réels. Le titre prolonge le pari du premier épisode, gros succès surprise de 2018.
Le jeu a déjà dépassé les 6 millions d’exemplaires vendus dans le monde, et la presse l’a couvert d’éloges. Reste une question concrète pour qui hésitait à craquer : cette ristourne de 60 % fait-elle de l’été 2026 le bon moment pour s’y mettre ?
Un prix plancher pendant les soldes d’été de Steam
La mécanique de l’offre est limpide : l’édition standard passe de 59,99 € à 23,99 € pendant toute la durée des soldes, qui courent jusqu’au 9 juillet. C’est, à ce jour, la réduction la plus forte appliquée au jeu depuis son lancement seize mois plus tôt, dans le cadre des soldes d’été ouvertes le 25 juin.
Le studio a fait coïncider cette baisse avec une annonce : le cap des 6 millions de ventes, franchi en un peu moins de dix-sept mois, soit près du double du rythme du premier épisode. Warhorse accompagne le palier d’événements estivaux pour sa communauté. Pour le joueur PC, la conséquence directe tient en un montant : vingt-quatre euros pour l’un des plus gros RPG de l’année écoulée. Encore faut-il savoir ce qui se cache derrière ce tarif.
De la Bohême de 1403 à un monde à hauteur d’homme
L’aventure se déroule en 1403, dans un royaume de Bohême déchiré par la guerre civile. Vous y incarnez Henry, sans pouvoir surnaturel ni statut : tout se gagne à la sueur, du maniement de l’épée à la simple lecture. Le jeu revendique une simulation poussée du quotidien médiéval, où la faim, la fatigue, la réputation et l’état de votre équipement pèsent sur chaque décision.
Deux grandes régions ouvertes, de la campagne vallonnée aux abords d’une grande cité, composent un terrain sensiblement plus vaste que celui de 2018. La bande-annonce officielle donne le ton de cette fresque :
Combat à l’arme blanche exigeant, dialogues à embranchements, alchimie, forge, vol à la tire : le titre assume une densité de systèmes parfois déroutante pour les nouveaux venus. C’est pourtant cette profondeur qui a bâti sa réputation auprès des amateurs de jeu de rôle.
Une suite saluée par la critique et par les joueurs
À sa sortie, le jeu a aligné les bonnes notes : 9 sur 10 chez IGN, 90 sur 100 chez GameStar et 9 sur 10 chez PCGamesN. La presse a salué l’écriture, la liberté laissée dans la résolution des quêtes et la cohérence d’un monde qui refuse la facilité.

Du côté des joueurs, l’accueil suit la même pente, et le studio a tenu à le souligner en célébrant son palier de ventes au cœur de l’été.
Rien de tout cela n’aurait été possible sans la passion et le soutien de notre communauté, toujours plus nombreuse. Depuis le premier jour, les joueurs chevauchent aux côtés d’Henry.
Warhorse Studios, communiqué sur les 6 millions d’exemplaires vendus, juin 2026
Cet attachement n’a rien d’anecdotique : il explique en partie pourquoi un RPG dense, lent et sans concession a trouvé un public bien au-delà des habitués du genre.
Ce qu’il faut dans son PC pour en profiter
Avant de cliquer, un coup d’œil à la fiche technique s’impose : le jeu vise le photoréalisme et réclame une machine solide. Voici la configuration minimale annoncée par Warhorse :
- processeur Intel Core i5-8400 ou AMD Ryzen 5 2600 ;
- 16 Go de mémoire vive ;
- carte graphique GeForce GTX 1060 6 Go ou Radeon RX 580 ;
- 100 Go d’espace disque, sur SSD obligatoire.
Pour viser la configuration recommandée, la barre monte nettement : RTX 4070, Ryzen 7 7800X3D et 32 Go de RAM. Le SSD n’a rien d’une coquetterie : avec une centaine de gigaoctets à charger en continu, un disque mécanique pénalise lourdement les temps d’accès.
Tablez sur plusieurs dizaines d’heures pour la seule trame principale, et bien davantage en suivant les quêtes annexes : à 23,99 €, le rapport entre le contenu et le prix penche très nettement en faveur de l’acheteur. À titre de comparaison, un autre mastodonte du genre comme le RPG futuriste de CD Projekt en promotion joue sur la même corde du gros morceau bradé.
Une fenêtre qui se referme le 9 juillet
Les soldes d’été de Steam s’achèvent le 9 juillet, et rien ne garantit que le jeu retrouvera ce palier de prix avant la prochaine grande braderie, à l’automne. Les RPG de cette envergure se bradent rarement aussi vite après leur sortie : seize mois pour atteindre 60 % de remise, c’est court à l’échelle du genre.
Tout dépend en réalité de ce que l’on cherche : un divertissement immédiat ou une aventure au long cours qui demande de la patience. Kingdom Come: Deliverance II appartient sans ambiguïté à la seconde catégorie, et son tarif d’été ne change rien à l’investissement en temps qu’il réclame. C’est peut-être là, davantage que dans le prix, que se joue la vraie décision.

