Les soldes d’été de Steam ont rouvert leurs portes le 25 juin et, comme à chaque édition, elles font remonter à la surface des jeux que beaucoup de joueurs PC gardaient en liste de souhaits depuis des mois. Parmi les têtes d’affiche de cette session se trouve un nom qui parle à tout le monde, celui de la grande réinvention nordique de Santa Monica Studio. God of War tombe à 19,99 € au lieu de 49,99 €, soit une remise de 60 % affichée jusqu’au 9 juillet.
Sorti d’abord sur PlayStation 4 en 2018 puis porté sur PC début 2022, ce God of War n’est pas un énième jeu d’action. C’est le redémarrage d’une saga culte qui troque la mythologie grecque contre les neiges scandinaves et suit le guerrier Kratos accompagné de son fils Atreus. Sous la barre des vingt euros, l’aventure devient l’une des portes d’entrée les plus abordables vers le très haut de gamme du jeu solo. Reste une question simple : faut-il vraiment se laisser tenter cette fois ?
Un poids lourd de PlayStation bradé pour l’été
La mécanique de la remise est limpide. Le jeu de base, vendu habituellement 49,99 € sur Steam, voit son prix divisé par deux et demi pour atteindre 19,99 € pendant toute la durée des soldes. Ce tarif correspond au plus bas niveau pratiqué sur la plateforme pour cette édition, un seuil que la version PC n’avait pas atteint jusqu’ici.
L’offre court du 25 juin au 9 juillet, date à laquelle le grand rendez-vous estival de Valve referme ses portes. Cela laisse une fenêtre de deux semaines pour ajouter le titre à sa bibliothèque, sans précipitation mais sans traîner non plus, puisque aucune prolongation n’est prévue au-delà du 9 juillet.
Le jeu qui a relancé Kratos
Difficile de résumer en quelques lignes l’impact de ce God of War. À sa sortie, le titre a décroché un score de 94 sur 100 sur l’agrégateur Metacritic, ce qui le place encore aujourd’hui parmi les productions les mieux notées de toute la génération. Le pari de Santa Monica Studio était risqué : transformer une série connue pour sa brutalité spectaculaire en un récit intime sur la paternité, filmé en un long plan-séquence apparent.
Le succès commercial a suivi le succès critique. La franchise revendique plus de 23 millions d’exemplaires écoulés toutes plateformes confondues, dont environ 2,5 millions pour la seule version PC d’après les estimations relayées mi-2024. Ce portage, attendu de longue date par la communauté, a ensuite ouvert la voie à l’arrivée de sa suite God of War Ragnarök sur ordinateur en septembre 2024.
L’ouverture des jeux PlayStation au PC n’a rien eu d’évident, et l’impulsion est en partie venue des équipes elles-mêmes, comme l’a raconté le réalisateur du jeu.
Au fond, c’est l’ensemble des studios, un peu partout, qui répétaient que c’était une très bonne idée et qu’il fallait sérieusement s’y pencher.
Cory Barlog, directeur de God of War chez Santa Monica Studio, entretien accordé à Game Informer, 2022
Ce que vous obtenez dans la version PC
Au-delà du prix, c’est le soin apporté au portage qui justifie l’intérêt sur ordinateur. La version Steam ne se contente pas de transposer le jeu console : elle ajoute un lot d’options pensées pour le matériel PC. Voici les apports concrets qui changent l’expérience.
- une fréquence d’images déverrouillée, là où la version PlayStation 4 plafonnait à 30 images par seconde ;
- la prise en charge des écrans ultra-larges en 21:9 et même 32:9 pour gagner en champ de vision ;
- les technologies de mise à l’échelle NVIDIA DLSS et AMD FSR, accompagnées de NVIDIA Reflex pour réduire la latence ;
- un rendu jusqu’en 4K natif et une refonte des ombres et des textures haute résolution.
Ces ajouts font de cette édition la plus complète techniquement, à condition de disposer d’une configuration un peu musclée pour viser le 4K. Sur une machine plus modeste, les options de mise à l’échelle permettent malgré tout de garder une image nette sans sacrifier la fluidité.
Le contenu, lui, reste celui de l’aventure principale et de ses quêtes annexes, soit une vingtaine d’heures pour la trame centrale et bien davantage pour qui veut tout explorer.
Une promo à remettre dans le contexte des soldes Steam
Cette réduction n’arrive pas seule. Elle s’inscrit dans une vague de rabais qui touche des milliers de jeux, et God of War y côtoie d’autres grosses productions cassées pour l’occasion. Les amateurs de fresques exigeantes pourront comparer avec la remise de 60 % sur Kingdom Come Deliverance 2, tandis que les fans d’univers grand public lorgneront sur la chute de prix spectaculaire de Hogwarts Legacy.
La concurrence joue aussi son rôle, puisque les boutiques rivales déroulent leurs propres opérations en parallèle, à l’image des soldes estivales lancées du côté de GOG. Pour un même jeu, les écarts de prix entre plateformes valent parfois le coup d’œil, même si l’achat sur Steam garantit ici l’accès aux dernières mises à jour techniques du portage.
Bien jouer le coup avant le 9 juillet
Quelques réflexes simples évitent les mauvaises surprises. La promotion étant active dès à présent, rien n’empêche d’ajouter le jeu au panier sans attendre le dernier jour, d’autant que le tarif ne bougera pas d’ici la fin des soldes. La date butoir tombe le 9 juillet en fin de journée, heure de Paris.
Pour un premier contact avec la série, cette refonte de 2018 constitue le meilleur point de départ. Nul besoin d’avoir touché aux épisodes grecs pour comprendre l’histoire, qui repart sur des bases neuves. Les joueurs déjà conquis sur console y trouveront, de leur côté, une vraie raison de relancer l’aventure en haute définition.
Un classique qui n’attend plus que vous
Au-delà de la simple bonne affaire, cette remise rappelle une tendance de fond : les exclusivités PlayStation, longtemps réservées à un public restreint, deviennent peu à peu accessibles à l’immense parc de joueurs sur ordinateur. À 19,99 €, le ticket d’entrée vers l’un des sommets narratifs du média n’a sans doute jamais été aussi bas. La vraie question ne porte peut-être plus sur le prix, mais sur le temps que l’on est prêt à passer dans les terres glacées du Nord, hache du Léviathan en main, aux côtés d’un père et de son fils.
