No Man’s Sky à -60% (23,59€) sur Steam

Hello Games vient de rouvrir le chantier le plus visible de son jeu : l’espace lui-même. La mise à jour Cosmos est arrivée le 10 septembre, et dans la foulée No Man’s Sky tombe à 23,59 € au lieu de 58,99 € sur Steam, soit une remise de 60 %.

No Man’s Sky est un jeu d’exploration et de survie spatiale sorti en août 2016, dans lequel chaque planète, chaque créature et chaque vaisseau sont générés par algorithme. Le studio britannique en assure seul le développement et l’édition, et il a pris l’habitude de livrer ses ajouts sans jamais les facturer. Cette septième version majeure porte le numéro 7.0 et coïncide avec les dix ans du jeu.

Le calendrier n’a rien d’un hasard : une grosse mise à jour ramène du monde, et une remise transforme les curieux en acheteurs. Encore faut-il savoir combien de temps cette offre reste ouverte et ce qu’elle achète réellement aujourd’hui ?

Une offre de week-end qui s’arrête le 21 septembre

La fiche Steam est explicite. Le jeu est affiché en offre de week-end, à 23,59 € jusqu’au 21 septembre, contre 58,99 € le reste du temps. Les fins de promotion Steam tombent à 10 h heure du Pacifique, soit 19 h en France, ce qui laisse cinq jours pleins pour se décider.

Le niveau de remise n’a rien d’exceptionnel dans l’histoire du titre, qui descend régulièrement sous la barre des 25 € lors des grandes soldes. Ce qui change ici, c’est la concordance avec une mise à jour de fond plutôt qu’avec une opération commerciale saisonnière. Le jeu vendu cette semaine n’est pas celui qui était en rayon il y a quinze jours.

Ce que Cosmos change dans l’espace

Hello Games avait laissé le vide interstellaire à peu près en l’état depuis 2016 : un couloir de transit entre deux planètes, sans grand-chose à y faire. Cosmos le transforme en terrain de jeu à part entière, avec une carte du système stellaire accessible depuis le menu rapide et des points d’intérêt fixes que l’on peut retrouver d’une session à l’autre.

  • Des ceintures d’astéroïdes et des champs de glace à miner, fréquentés par des prospecteurs, des marchands et des pirates ;
  • Des avant-postes spatiaux tenus par un quartier-maître extraterrestre, qui propose des contrats de récupération ;
  • Des épaves colossales à dépecer, instables et susceptibles d’exploser si leur intégrité structurelle lâche ;
  • Des bases orbitales libres, posées sur une plateforme rocheuse ou dans le vide ;
  • Une étoile atteignable en vol long, spectaculaire et parfaitement létale.

La sortie extravéhiculaire n’est plus réservée aux vaisseaux de classe Corvette : tous les pilotes peuvent quitter leur cockpit en plein espace, avec six degrés de liberté et une gestion du roulis. Un nouveau module de rayon tracteur permet d’aspirer la ferraille récupérée pour la revendre ou la recycler en décoration.

Ce basculement rapproche le jeu de ce que la survie dans le vide spatial propose ailleurs, mais à l’échelle d’une galaxie entière. Le vide devient un lieu, pas un trajet.

Dix ans de mises à jour gratuites

Le lancement de 2016 reste l’un des plus discutés de la décennie, tant l’écart était large entre ce qui avait été montré et ce qui était livré. Hello Games n’a jamais vendu d’extension payante depuis : quarante mises à jour majeures, toutes gratuites, ont ajouté la construction de bases, les véhicules, les colonies, les mechs, les compagnons, les vaisseaux vivants et les expéditions.

Le studio revendique cette année ses meilleurs chiffres de fréquentation depuis la sortie, ainsi qu’un Game Award et un BAFTA du meilleur jeu évolutif. Pour un titre vendu une fois et jamais re-facturé, le modèle économique tient de l’exception dans un secteur qui a fait du contenu additionnel payant sa norme.

Et pourtant, toutes ces années plus tard, les joueurs ont exploré moins de 1 % des planètes de No Man’s Sky.

Sean Murray, cofondateur et PDG de Hello Games, dans sa lettre ouverte aux joueurs publiée le 10 août 2026 pour les dix ans du jeu

La comparaison avec les grandes ambitions spatiales sur PC est cruelle pour la concurrence : là où d’autres promettent, celui-ci livre depuis dix ans. Le prix d’entrée de cette semaine achète donc un objet très différent de celui de 2016.

Stations spatiales et alliances, le pari communautaire

La nouveauté la plus structurante de Cosmos ne se joue pas en solo. Un joueur peut désormais prouver sa valeur auprès des autorités locales pour devenir directeur d’une station spatiale, en redessiner le hall central, lui ajouter des salles et en décorer l’extérieur avec des modules monumentaux débloqués à l’Anomalie spatiale.

Base orbitale flottante de No Man's Sky, un explorateur en combinaison s'en approche devant une planète annelée
Les bases orbitales figurent parmi les ajouts de la mise à jour Cosmos, visuel publié par Hello Games.

Ces directeurs peuvent fonder une alliance galactique, lui donner un nom et une bannière, puis recruter. Un joueur peut appartenir à trois alliances au maximum, et les plus actives apparaissent sur un classement consultable depuis le cœur de la station. Le système fait le pari que la décoration et l’appartenance retiennent autant qu’une boucle de jeu.

Ce que Cosmos apporte côté technique

Le travail ne s’est pas limité au contenu. L’encodeur de compression de textures a été entièrement réécrit, la tessellation du terrain revue à la hausse, et les nuages vus depuis l’espace retravaillés. Le jeu prend désormais en charge XeSS 3 d’Intel et DLSS 4.5 de NVIDIA, avec génération d’images jusqu’à 5x et 6x.

Youtube video
Bande-annonce de la mise à jour Cosmos, publiée par Hello Games.

Côté performances, Hello Games annonce des temps de chargement consoles réduits de 6 à 9 % et des maillages allégés d’environ 13 %. Les optimisations mémoire et le chargement asynchrone des bases visent surtout les sauvegardes chargées, celles où des années de construction finissent par peser sur le framerate, comme après une mise à jour de contenu majeure sur n’importe quel jeu de service.

Ce que vaut un univers dont 99 % reste à voir

L’expédition anniversaire, baptisée Our Journey Continues, tourne environ six semaines et rejoue l’histoire du jeu étape par étape. Chaque jalon s’accompagne d’un commentaire audio de Sean Murray, archivé ensuite dans le catalogue, et débloque des objets tirés des toutes premières bandes-annonces : un vaisseau Rasamama S36 doré, un multi-outil Starbound v0.27, un Interceptor vintage et un diplodocus.

Un jeu de cette nature ne se résume pas à sa fiche produit. Ce que la remise met sur la table, c’est un bac à sable qui a été réécrit une demi-douzaine de fois et qui continue d’ajouter des pans entiers sans demander un euro supplémentaire. La contrepartie tient à la générosité même du procédé : l’univers est si vaste qu’il reste largement abstrait.

La question posée par Cosmos n’est donc pas celle du prix, réglée pour cinq jours. Elle porte sur ce que devient un monde infini quand on lui ajoute enfin des raisons de s’arrêter en route, des stations à décorer et des épaves à dépecer, plutôt que des planètes de plus à survoler.

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